11 mai 2010

1 mai 2010

Fondation du Patrimoine

Recherchant des financements complémentaires, la Commune a présenté le projet de restauration de son église à des associations de sauvegarde du patrimoine habilitées à recevoir des dons (défiscalisables).
La Fondation du Patrimoine a accepté notre dossier, et la convention de souscription sera officiellement signée le Mardi 11 Mai 2010, à 17 h 30, salle multifonction, en présence de Monsieur le Délégué Régional de la Fondation, de Monsieur le Maire, des représentants des partenaires qui accompagnent notre projet, des membres du Conseil Municipal, des membres de l'Association pour la sauvegarde de l'église, et des habitants de Silly cordialement invités.

18 avril 2010

Création de l' Association pour la sauvegarde de l'église de Silly

L'assemblée générale de l'association pour la sauvegarde de l'église de Silly aura lieu le Lundi 19 Avril 2010, à 20h30, salle du Conseil Municipal.
Ordre du jour :
  • adoption des statuts
  • élection du conseil d'administration.
Cette réunion est publique et les habitants de la commune sont cordialement invités.

25 septembre 2009

L'urgence justifiée : Septembre 2009

Toiture de la vis
La dégradation de l’état de la toiture de la vis, provoquant un risque d’effondrement de linteaux, a nécessité de faire procéder, sans attendre le début des travaux de restauration et afin de prévenir des détériorations plus importantes, à l’étaiement de la charpente et à un bâchage provisoires.












23 septembre 2009

Zoom

Détail d'un chapiteau, la crèche : sous la statue, grossièrement sculptés, l'âne et le boeuf entourent l'enfant Jésus.



Au tympan du retable, la date de MDLIX (1559)


Sur le palier du retable,
des rinceaux représentent Adam et Éve, et la salamandre de François 1er.

14 septembre 2009

Journée du Patrimoine 2009

Dimanche 20 Septembre, à l'occasion de la Journée du Patrimoine, l'église sera ouverte de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h.
Vous pourrez la visiter et vous faire expliquer le projet de restauration.

26 juillet 2009

L'urgence justifiée : Juin 2009


La charpente Sud

Les craintes de l’architecte se sont révélées fondées puisque, courant Juin, une panne de la charpente du bas côté Sud, déjà entamée par l’humidité, s’est cassée…

… provoquant un début d’effondrement de la toiture.



La Municipalité, après s’être rapprochée de la Direction Régionale des Affaires Culturelles afin de pouvoir éventuellement anticiper le démarrage des travaux prévu en Septembre 2010, a pris les mesures de sécurité adaptées et, en concertation avec l’architecte, a fait procéder à une réparation provisoire (pour un montant de 5 743 € TTC) en attendant le début des travaux de restauration.




Les réparations ont été terminées début Juillet.




L’église, fermée le temps des travaux, a été ré ouverte.
Par précaution, les deux bas côtés restent fermés au public.




16 juin 2009

Travaux complémentaires aux travaux d'urgence

Le projet tel qu'il a été élaboré par notre architecte comprend une étude générale, à réaliser par lui, qui prendra en compte l'ensemble de l'église.
Le bilan "sanitaire" recensera et hiérarchisera les travaux complémentaires qu'il conviendrait de programmer, de budgéter et d'effectuer à moyen terme.
Ils concerneront principalement les maçonneries extérieures du clocher, de la nef, du choeur et des bas cotés, la restauration des maçonneries intérieures ne relevant pas de l'urgence.

15 juin 2009

Travaux d'urgence : montant et financement


Le coût des travaux d'urgence, estimé par l'architecte et actualisé à Septembre 2010, représente une dépense de 569 177 euros HT, soit presque l'équivalent d'un an de budget communal de fonctionnement.

La Commune a sollicité la DRAC de Picardie et le Conseil Général de l'Oise, et les subventions publiques devraient atteindre 55 % minimum du montant des travaux.

Parallèlement la Commune fait appel à des fonds privés et en particulier à des associations de sauvegarde du patrimoine qui pourraient subventionner une partie des travaux et/ou lui reverser des dons que de généreux donateurs affecteraient à la restauration de l'église de Silly-le-Long.
La contibution privée espérée est de 5 % du montant du projet.

La Commune financera le solde de l'ordre de 40 % par un prêt bancaire et par un éventuel prélèvement sur ses fonds propres.

14 juin 2009

Travaux d'urgence : illustration


Ils concernent la toiture du grand comble et les maçonneries hautes.


Le versant Sud, ci-dessus représenté, est le plus abîmé.
L’architecte souligne le risque d’effondrement possible du versant Sud du bas-côté sur le voûtement …
… d’autant qu’une panne de charpente du bas côté Sud est aujourd’hui cassée,
et nécessite une intervention immédiate.


Les photos ci-dessous illustrent le mauvais état de la toiture du versant Sud (que, sur la photo, en bas et au milieu, on voit ployer ), le mauvais état des maçonneries des rampants des pignons, des têtes des contreforts, et de la vis.



L’architecte souligne le risque de chutes de pierres provenant des maçonneries hautes des pignons, des contreforts et de la vis, et de ses conséquences pour les riverains et usagers de la route départementale qui longe l’église.

Le "coup de sabre"

Le « coup de sabre » entre le pignon de la tour et le bas côté Nord,
conséquence de la reconstruction des bas côtés.
Impressionnant, il ne semble pas avoir évolué depuis des décennies

13 juin 2009

Travaux d'urgence : le constat


La Commune de Silly-le-Long, depuis longtemps préoccupée par l’état de son église, mais bridée par des contraintes financières, considérant qu’il y avait maintenant urgence, a finalement décidé en 2007 d’engager les démarches préalables à sa restauration.

En concertation avec le Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine, elle a missionné un architecte agréé, Monsieur LEGENDRE à Glaignes, qui a dressé un diagnostic , évalué les risques et les urgences, estimé le coût des travaux.

Compte tenu des contraintes budgétaires de la DRAC de Picardie, les travaux ne pourront commencer que dans le courant du deuxième semestre 2010. Ils se dérouleront en deux phases, sur deux années.
Le détail estimatif de l'architecte a été actualisé en conséquence.


Synthèse du constat
(Conformément au mémoire de Monsieur Legendre)

La couverture du grand comble, abondamment remaniée, accuse des déformations importantes qui menacent la charpente, et plus particulièrement la charpente du bas côté Sud dont de nombreux éléments, marqués par les fuites, fragilisés, déformés ou même cassés, représentent un risque objectif d’effondrement, d’ailleurs amorcé.

Les maçonneries de la vis, des rampants, des contreforts sont affectées par les effets conjugués de la pluie et du gel qui provoquent des lézardes et des éboulements partiels, menaçant ainsi la sécurité des riverains.

10 juin 2009

La cloche

Des quatre cloches que portait le beffroi de l’église Saint Pierre - Saint Paul de Silly le Long, il n’en reste qu’une depuis la Révolution.

Extrait d’un recueil de Léonor Dupille reprenant les notes d’histoire locale écrites par Pierre-Louis-Nicolas Delahaye, maître d’école à Silly-en-Multien de 1771 à 1803 :
« ce jour, 6 Octobre 1793, grand office du Saint-Rosaire ; l’on a sonné à tous les offices que la grosse cloche, parce que les cordeaux des autres sont remontés et que les cloches sont enlevées dans plusieurs communes, et ce au terme de la loi qui porte qu’il n’y aura dorénavant qu’une seule cloche dans chaque commune... Le vendredi 11 Octobre, des charpentiers de Crépy viennent en effet descendre trois cloches dont l’une avait été fondue en 1588 »

La plus grosse est restée dans le clocher. D’un diamètre de 156 cm, en bronze, elle a été fondue en 1640 par Nicaise Briot qui l’a signée, datée et dédicacée, en haut de la chape :
« l’an 1640, faite pour servir l’église des pierres de silly en multien, nicolas becquard curé de silly ma beniste et consacré du vivant de messor andré potier président du parlement de Paris, et je suis nommé Marie par jean berronet ganvieve le Hardy jaron fauvergue et pierre vigneron marguillers, m.Nicaise Briot ma faite »

La cloche a été classée en 1913 aux Monuments Historiques au « titre objet ».



Pour l’anecdote on peut deviner, écrits à l’intérieur, des noms qui sont probablement ceux de jeunes conscrits qui devaient respecter une tradition festive locale des années 1950.

Le retable

Le retable en pierre date de la Renaissance. Il porte au tympan, sous la peinture supérieure centrale, la date de 1559 (MDLIX).
Restauré en 1852, il a été classé en 1913 aux Monuments Historiques au « titre objet ».


Il se compose d'un premier niveau, au dessus de l'autel, divisé en trois compartiments séparés par des colonnes portant un entablement qui supporte le second niveau, de largeur inférieure au premier, et également divisé en trois compartiments dont chacun est couronné d'un fronton triangulaire.

Le compartiment du bas est composé de trois statues de grandeur naturelle : la statue de la Vierge Marie au centre, entourée de la statue de Sainte Catherine et de celle de Sainte Marguerite provenant d’un ancien oratoire situé à l’écart du village qui, devenu un repaire de brigands, a été détruit au XVIIIème siècle.

La Vierge Marie est représentée portant l'enfant Jésus qui tient dans ses mains une colombe,
Sainte Catherine tenant une épée et une roue symboles de son martyre,
Sainte Marguerite ayant à ses pieds une femme agenouillée qui la prie pour être délivrée du démon qui sort de sa tête sous la forme d'une chauve-souris.

La statue de Sainte Marguerite daterait de la fin du XVIème siècle, celles de la Vierge et de Sainte Catherine sont de l’époque moderne.

Sur le palier, sont représentés Adam et Ève dans des rinceaux finement sculptés. Y figure la salamandre, emblème de François 1er.

Dans la partie supérieure, trois peintures murales de petite taille illustrent le couronnement dans le ciel de la Vierge Marie entourée d’anges adorateurs.

9 juin 2009

Le patrimoine mobilier


Peintures sur toile


Les boiseries du chœur, qui cachent d’anciennes peintures murales peu conservées, datent du XVIIème siècle. Elles contiennent, encadrés :
- en haut, cinq tableaux sur toile, en mauvais état, qui représentent de gauche à droite : la Crucifixion, l'adoration des bergers, Saint Pierre et Saint Paul, patrons de l’église, l'adoration des rois mages et l'Ascencion.
- en bas, quatre panneaux représentant les évangélistes, et leur symbole : le lion (Marc), l’aigle (Jean), l’ange (Matthieu), le taureau (Luc).

Derrière les boiseries se cacherait le modèle des croix de consécration qu’on retrouve sur chaque pilier :




Crédence
La crédence, classée en 1913 au « titre d’objet » aux Monuments Historiques, date de la seconde moitié du XVIII ème siècle.
En chêne, elle est ornée dans la masse d’un rinceau de feuilles de laurier.



Pietà

La pietà est une petite sculpture en bois peint du XVIIème siècle, d’environ 60 cm à la base, précieusement conservée au Musée de l’Archerie et de l’Art Sacré du Valois, à Crépy-en-Valois.

7 juin 2009

Visite en images : l'intérieur

Vue de l'entrée vers la nef et le choeur




Les voûtes sexpartites de la nef

Le bas côté Nord

Détail d'une clef de voûte (3 épis de blé) du bas côté Nord


Le bas côté Sud


Voûte au dessus de l'autel du bas côté Sud, avec liernes, tiercerons et clefs


Piliers et chapiteaux, avec leurs sculptures et leurs statues

Statue de Saint Nicolas qui, selon la légende, ressuscita les trois enfants ici représentés dans le saloir où le boucher, sensé leur donner l'hospitalité, les mis après les avoir tués et découpés.

Vue du choeur, vers l'entrée



... ombre et lumière... depuis le palier du clocher

6 juin 2009

Visite en images : la charpente

Charpente du clocher

Charpente de la nef

Arcs boutants des bas côtés

5 juin 2009

Visite en images : l'extérieur

À l'ouest, le clocher et le parvis


Le long de la rue principale, la façade Nord
À l'est, le chevet



Façade Sud

Depuis le jardin de l'ancien presbytère, détail d'un contrefort et, sur l'un d'eux, gravé dans la pierre, un cadran solaire et son style


La vis du clocher

À droite de la vis, la porte du bas côté Sud